Les milieux

Depuis 2003 et l’arrêt de la pisciculture, différents habitats se sont développés dans les bassins asséchés. L’installation de ces milieux a été contrôlée en fonction de la mise en eau (naturelle ou par pompage) et de la pression de pâturage par les chevaux et le troupeau de vaches.

Les marais temporaires à scirpes et à roseaux caractérisent les Baisses qui restent en eau jusqu’à la fin du printemps pour ensuite accueillir un troupeau de vaches Camargue.

Le Pesquier, maintenu en permanence en eau, a été colonisé par une roselière dense qui abrite de nombreux oiseaux paludicoles (passereaux et hérons).

La végétation des Enganes au Sud est caractéristique des milieux marqués par un assec précoce au printemps et prolongé tout l’été qui s’accompagne de remontées de sel.

Enfin le Clos des Saladelles est composé d’une grande diversité de plantes des prés salés.

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Les oiseaux

A ce jour, 212 espèces ont été observées sur le site. Chaque année depuis 2006, le comptage des oiseaux chanteurs, principalement passereaux, est réalisé à deux reprises. Parmi les 39 espèces nicheuses (régulières ou occasionnelles) on peut distinguer :

1.

Les espèces inféodées aux milieux aquatiques et aux plans d’eau permanents. Il s’agit notamment du Grèbe huppé, du Grèbe castagneux, de la Foulque macroule, du Canard colvert pour les plans d’eau libre. Les passereaux comme la Rousserole effarvate et Rousserole turdoïde sont bien représentés dans les roselières. La Lusciniole à moustache, le Bruant des roseaux, la Panure à moustaches, la Talève et le Blongios nain sont des nicheurs occasionnels. Enfin un à deux couples de Butors étoilés semblent bien établis sur le site. L’ensemble de ces espèces paludicoles représente un enjeu de conservation élevé pour le site.
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2.

Les espèces caractéristiques des milieux ouverts et steppiques. Il s’agit par exemple du Gravelot à collier interrompu, de l’Alouette des champs, du Cochevis huppé, de l’Oedicnème criard et de la Glaréole à collier. Une petite colonie d’une dizaine de couples de Glaréole à collier s’est installée sur le site en 2009 et 2010. Elle reste très vulnérable aux prédateurs et à la fermeture des milieux par la végétation.
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3.

Les espèces liées aux formations arbustives le long des canaux et pistes. Ce sont des espèces plus communes comme la Bouscarle de Cetti, le Rossignol philomèle, la Pie bavarde. Le Coucou geai compte parmi les espèces remarquables de ce groupe.
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4.

Les espèces anthropophiles ou liées à la proximité du village. Ce sont le Moineau domestique, l’Hirondelle des fenêtres, la Tourterelle turque et le Faucon crécerelle.

Enfin certaines espèces comme la Cigogne blanche, la Spatule blanche, l’Ibis falcinelle, le Héron Crabier, les Sternes pierregarin ou hansel fréquentent régulièrement le site pour leur alimentation.
Parmi le cortège d’espèces migratrices, diverses espèces rares comme la Cigogne noire, l’Aigle de Bonelli, le Balbuzard pêcheur, le Pluvier guignard, la Guifette leucoptère et l’Aigle criard ont pu être observées.

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Guide illustré des oiseaux de Camargue et des étangs méditerranéens

La 3ème édition du livre de Cyril Girard est paru fin 2019.
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Autres animaux

Les mammifères

Le Renard, le Sanglier et le Ragondin sont communs. Des traces de Blaireau sont observées périodiquement. Putois et Belette restent discrets.

Les reptiles

La Couleuvre de Montpellier, la Couleuvre à échelons, la Couleuvre vipérine et la Couleuvre à collier sont bien représentées sur le site. Le Lézard vert et le Lézard des murailles sont également habituels.

Les amphibiens

La grenouille de Perez et la Rainette méridionale sont abondantes sur le site. Par le passé, des chanteurs isolés de Pelodyte ponctué ont été entendus dans les Enganes. Cette espèce est inscrite sur la liste rouge nationale et son statut reste à surveiller. L’ensemble des amphibiens est protégé au niveau national.

Les poissons

Depuis le maintien du Pesquier en eau de façon permanente, un peuplement piscicole s’est établi. Celui-ci est essentiellement composé de Carassin, Carpe, Rotengle, Ablette, Gardon, Brême, Poisson-chat, Silure, Anguille, d’après les prises des pêcheurs à la ligne. Les captures à la capétchade dans le bassin et à la sortie des pompes qui ont eu lieu par le passé ont permis de compléter la liste de quelques espèces comme l’Epinoche, le Sandre, et le Silure.

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La flore

Les Marais du Verdier présentent une flore diversifiée en relation avec la diversité des conditions environnementales présentes sur le site : flore aquatique, flore des roselières, des marais temporaires, des sansouires et prés salés. Les végétations terrestres et amphibies ont connu une forte évolution depuis l’arrêt de la pisciculture en 2003, en relation avec les modifications de gestion hydrologique et l’introduction du pâturage.

234 espèces ont été inventoriées entre 2003 et 2019. Plusieurs d’entre elles sont rares et protégées. Deux espèces possèdent un statut de protection nationale :

  • la Saladelle dense (Limonium densissimum) est une saladelle vivace des sansouïres et des steppes salées, bien présente dans le clos des Saladelles aux côtés de la Saladelle de Narbonne et de la Saladelle effilée,
  • la Salicaire à trois bractées (Lythrum tribracteatum) est petite plante annuelle rare inféodée aux mares temporaires inondées par les pluies, découverte récemment et présente en très petit nombre dans le marais Ouest.

Quatre espèces ont un statut de protection régionale en PACA :

  • une plante aquatique des étangs mésotrophes faiblement saumâtres, la Zannichellie pédonculée (Zannichellia palustris subsp. pedicellata),
  • trois espèces de marais temporaires saumâtres à assec printanier tardif : le Cressa de Crète (Cressa cretica), plante vivace dont quelques ramets ont été découverts en 2019 dans le marais Ouest, et deux petites graminées annuelles, l’une abondante, le Crypsis en aiguillon (Crypsis aculeata), l’autre très rare et localisée sur le marais, le Crypsis faux-choin (Crypsis schoenoides).

Quelques espèces exogènes à caractère envahissant se sont installées sur le site, et font régulièrement l'objet de chantiers d'arrachage. Ainsi, l’amenée d’eau douce dans le marais Ouest a favorisé dans ce clos une forte dynamique du Chiendent d’eau (Paspalum distichum), graminée vivace originaire d’Amérique tropicale, tandis que le Séneçon en arbre (Baccharis halimifolia), astéracée buissonnante nord-américaine, s'étend dans la roselière bordant le clos des Enganes au Nord.