Faune et flore

Un coin de marais

Les milieux

Depuis 2003 et l’arrêt de la pisciculture, différents habitats se sont développés dans les bassins asséchés. L’installation de ces milieux a été contrôlée en fonction de la mise en eau (naturelle ou par pompage) et de la pression de pâturage par les chevaux et le troupeau de vaches.

Les marais temporaires à scipes et à roseaux caractérisent les Baisses qui restent en eau jusqu’à la fin du printemps pour ensuite accueillir un troupeau de vaches Camargue. Le Pesquier, maintenu en permanence en eau, a été colonisé par une roselière dense qui abrite de nombreux oiseaux paludicoles (passereaux et hérons). La végétation des Enganes au Sud est caractéristique des milieux marqués par un assec précoce au printemps et prolongé tout l’été qui s’accompagne de remontées de sel.

Enfin le Clos des Saladelles est composé d’une grande diversité de plantes des prés salés.


Les oiseaux

A ce jour, 192 espèces ont été observées sur le site. Parmi les 39 espèces nicheuses (régulières ou occasionnelles) on peut distinguer:

1. Les espèces inféodées aux milieux aquatiques et aux plans d’eau permanents. Il s’agit notamment du Grèbe huppé, du Grèbe castagneux, de la Foulque macroule, du Canard colvert pour les plans d’eau libre. La reproduction de la Nette rousse est présumée. Les passereaux comme la Rousserole effarvate et Rousserole turdoïde sont bien représentés dans les roselières. La Lusciniole à moustache, le Bruant des roseaux, la Panure à moustaches, la Talève et le Blongios nain sont des nicheurs occasionnels. Enfin un à deux couples de Butors étoilés semblent bien établis sur le site. L’ensemble de ces espèces paludicoles représente un enjeu de conservation élevé pour le site.

Butor étoilé – Bruant des roseaux – Rousserole turdoïde (Photos : Marc Thibault)

2. Les espèces caractéristiques des milieux ouverts et steppiques. Il s’agit par exemple du Gravelot à collier interrompu, de l’Alouette des champs, du Cochevis huppé, de l’Oedicnème criard et de la Glaréole à collier. Une petite colonie d’une dizaine de couples de Glaréole à collier s’est installée sur le site en 2009 et 2010. Elle reste très vulnérable aux prédateurs et à la fermeture des milieux par la végétation.

Oedicnème criard – Glaréole à collier – Cochevis huppé (Photos : Marc Thibault)

3. Les espèces liées aux formations arbustives le long des canaux et pistes. Ce sont des espèces plus communes comme la Bouscarle de Cetti, le Rossignol philomèle, la Pie bavarde. Le Coucou geai compte parmi les espèces remarquables de ce groupe.

Pie bavarde – Rossignol philomèle – Coucou geai (Photos : Marc Thibault)

4. Les espèces anthropophiles ou liées à la proximité du village. Ce sont le Moineau domestique, l’Hirondelle des fenêtres, la Tourterelle turque et le Faucon crécerelle.

Enfin certaines espèces comme la Cigogne blanche, la Spatule blanche, l’Ibis falcinelle, le Héron Crabier, les Sternes pierregarin ou hansel fréquentent régulièrement le site pour leur alimentation.

Parmi le cortège d’espèces migratrices, diverses espèces rares comme la Cigogne noire, l’Aigle de Bonelli, le Balbuzard pêcheur, le Pluvier guignard, la Guifette leucoptère et l’Aigle criard ont pu être observées.

Spatule blanche (Photo: Marc Thibault)

Synthèse oiseaux nicheurs 2006-2016

Cyril Girard a publié un livre intitulé « Oiseaux de Camargue et des étangs méditerranéens ».

Voici son site internet :
http://www.cyrilgirard.fr/page%20guide.html


Le reste de la faune

Les mammifères

Le Renard, le Sanglier et le Ragondin sont communs. Des traces de Blaireau sont observées périodiquement. Putois et Belette restent discrets. Le Lapin de garenne a quasiment disparu en raison de l’effet conjugué de deux maladies virales (VHD et myxomatose).

Les reptiles

La Couleuvre de Montpellier, la Couleuvre à échelons, la Couleuvre vipérine et la Couleuvre à collier sont bien représentées sur le site. Le Lézard vert et le Lézard des murailles sont également habituels. Un seul spécimen de Cistude d’Europe, tortue aquatique, a été observé en avril 2009. Malheureusement, le même individu fut retrouvé mort quelques jours plus tard. Cette observation laisse cependant espérer une colonisation naturelle du site par l’espèce.

Les amphibiens

La grenouille de Perez et la Rainette méridionale sont abondantes sur le site. Des chanteurs isolés de Pelodyte ponctué ont été entendus dans les Enganes. Cette espèce est inscrite sur la liste rouge nationale et son statut reste à surveiller. L’ensemble des amphibiens est protégé au niveau national.

Les poissons

Depuis le maintien du Pesquier en eau de façon permanente, un peuplement piscicole s’est établi. Celui-ci est essentiellement composé de Carassin, Carpe, Rotengle, Ablette, Gardon, Brême, Poisson-chat, Silure, Anguille, d’après les prises des pêcheurs à la ligne. Les captures à la capétchade dans le bassin et à la sortie des pompes ont permis de compléter la liste de quelques espèces comme l’Epinoche, le Sandre, et le Silure.


La flore

Les Marais du Verdier présentent une flore diversifiée en relation avec la diversité des conditions environnementales présentes sur le site : flore aquatique, flore des roselières, des marais temporaires, des sansouires et prés salés.

Les inventaires botaniques ont permis d’identifier 203 espèces de plantes à ce jour. Parmi celles-ci, trois ont un statut de protection régionale : Crypsis aculeata et Crypsis schoenoides graminées annuelles localisées essentiellement dans les zones qui connaissent un assec printanier tardif, et Zannichellia palustris subsp. pedicellata espèce aquatique des étangs mésotrophes faiblement saumâtres. Vingt-trois autres espèces sont considérées comme rares et/ou menacées en région PACA.

Crypsis aculeata Crypsis en aiguillon

Téléchargez la liste des plantes des Marais du Verdier


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